Non-lieu dans l’affaire Chlordécone : les maires prennent l’offensive

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Par Barbara PELMARD
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Les maires exigent l’adoption d’une loi reconnaissant la responsabilité de l’État dans le dossier du Chlordécone. • B. P

À la suite d’une décision de justice qu’ils jugent injustifiée, les maires de Guadeloupe se sont réunis, mercredi soir, à la mairie de Pointe-à-Pitre, pendant près de deux heures trente, pour voter une résolution qu’ils ont adoptée à l’unanimité et se projeter sur leur nouvelle bataille à mener.

«En Guadeloupe et en Martinique, on serait
apparemment une exception sur une règle qui vaut pour la planète, à
savoir : pollueur = payeur. On a pollué les terres de la
Guadeloupe pendant des années avec des conséquences sur
l’agriculture, les terrains et la santé des personnes. Et on nous
dit qu’il n’y a pas de responsables… “

C’est par ces mots prononcés par Jocelyn
Sapotille, maire de Lamentin et président de l’association des
maires de Guadeloupe, qu’a débuté l’assemblée plénière de
l’association des maires, mercredi, à l’hôtel de ville de
Pointe-à-Pitre. Cette assemblée des maires, la première sur le
dossier de l’empoisonnement au Chlordécone et organisée dans
l’urgence, fait suite au non-lieu prononcé par le parquet de Paris,
le 2 janvier dernier. 

Un déni de justice

Une décision vécue par les maires comme une
injustice et un déni « alors que les sols et les
populations…

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